Jusqu’en 1848 ( date de l’abolition de l’esclavage), existait sur certaines grandes propriétés foncières , un bâtiment appelé « Hôpital » ; c’était théoriquement une obligation pour les maîtres.
Dès 1849, le devoir de Secours et d’Assistance des Maîtres envers les esclaves a provoqué la naissance de 3 hospices : ceux de Saint-Pierre, Saint- Benoit et Saint-Paul.
C’est donc en 1849 que l’on retrouve pour la première fois les traces d’un hospice à Saint-Paul ... en transformant une ancienne geôle et en y adjoignant des bâtiments annexes.
En 1859, l’hospice est utile : « il sert d’asile à de pauvres vieux serviteurs qui, sans ressource aucune, viennent y terminer une existence que leur rendent bien pénible, et la misère et la maladie. » (2-0-214 archives départementales). Les conditions d’hébergement et de soins sont évidemment déplorables.
En 1867, une commission visitant l'hospice constat que "les vieillards sont mal vêtus pour ne pas dire dans un état de nudité complète". Un tribunal, une geôle, un hospice, voilà ce qui se trouvait à cette époque sur le périmètre de l'établissement.
En 1869, une délibération parle de l’hospice de Saint-Paul comme asile de la souffrance (2-0-216 Archives Départementales).
Le Docteur CHAUVET : chirurgien de la Marine à l’Hôpital Militaire fut maire de Saint-Paul, et est intervenu auprès du gouverneur en faveur de l’Hospice.
En 1872, adjonction d’un nouveau bâtiment. Deux secteurs distincts : un servant d’Hospice, l’autre servant d’Hôpital.
En 1905, l’hôpital se dote d’un embryon de Maternité. Un médecin de la maternité de Saint-Denis donne des cours d’obstétrique à des futures sages-femmes dont deux viendront exercer à Saint-Paul. C’est l’époque de « l’hôpital hospice communal » où les médecins de ville viennent faire leur visite à cheval. La majorité du personnel est constituée de religieuses, d’hommes et de femmes sans qualification mais très « expérimentés » qui font fonction d’infirmier(ères).
En 1922, une délibération parle de la maternité comme à l’état embryonnaire et l’on veut transformer l’ancienne Justice de Paix en maternité : il s’agit probablement de l’Hospice actuel qui n’avait que le rez de chaussée.
Vers 1960, la Commune loue un immeuble des Filles de Marie et on y traite des Tuberculeux C’est aussi au début des années 60 qu’on ouvre les services de Médecine actuels ainsi que la Pédiatrie.
En 1962, l’hôpital achète son premier appareil de radiologie.
Le Docteur Alexandre DE BONIOT : il a exercé de 1890 à 1914 tant à l’Hospice qu’à l’Hôpital Communal.
L’année 1963 est une date capitale pour l’Établissement qui devient autonome vis à vis de la Commune car à partir de cette année là, il n’est plus géré directement par la Municipalité mais par un conseil d’administration et un Directeur nommé par la Ministère.
Le Docteur GABRIEL MARTIN a exercé depuis au moins 1919. Il a été aussi maire de Saint-Paul et membre du Conseil Général de l’époque.
Le nom de GABRIEL MARTIN a été donné à l’hôpital en 1963 après sa disparition.
A partir de 1965, le Docteur POTA s’occupe un service de médecine infantile et en 1975, s’ouvre un nouveau service de pédiatrie qui est accolé à l’ancien.
En 1976, le laboratoire ouvre ses portes, en 1986, ouverture des services de Maternité et de Chirurgie
Changement de statut de l’Hospice : « Maison de retraite »
L’Hôpital hospice devient Centre Hospitalier
Ouvertures des services des Urgences puis du SMUR
En 1991- 1992 : Humanisation de la Maison de Retraite et des services de Médecine.
En 1993-1994 : rénovation des Consultations Externes , agrandissement des Urgences, ouverture du Service Porte, ouverture d’un Centre d’IVG, du service d’EEG et installation d’un scanner avec des partenaires privés.
En 1999 : rénovation du bâtiment C et installation de la Pédiatrie Nourrissons- Néonatalogie -Consultations Pédiatriques
En 2002 : rénovation du bâtiment D et installation de la Pédiatrie Grands Enfants en 2003
En 2003 : ouverture des Urgences Pédiatriques Médico- Chirurgicales individualisées.
En 2006 : le Pôle Sanitaire Ouest est validé par le Premier Ministre
En 2008 : rénovation du bâtiment A : Urgences – Bloc Opératoire – Maternité et création de l’UAPsy ( unité d’accueil psychiatrique)
En 2009, le bâtiment E ouvre ses portes. Il est consacré à la médecine et permet d’accroître la capacité dans cette discipline, de 20 lits. C’est l’occasion pour l’établissement de mettre en place un hôpital de jour et de développer sa prise en charge des personnes âgées, avec, notamment, la création d’un court séjour gériatrique. Cette même année, est créé le centre de prévention de l’ouest dédié au dépistage et à la prévention des maladies sexuellement transmissibles et de la tuberculose. Il est installé rue des salins à Saint Paul.
En 2010, d’autres structures ont vu le jour : une équipe de transport para-médicalisé, le Transport Inter-services Hospitalier (TIH), est venue compléter le dispositif du SMUR et un service de soins continus de 8 lits a été institué.
Enfin, en 2011, une unité de chirurgie ambulatoire fonctionne de façon identifiée, depuis le 1er mars